Colette a dit "crève Harry"

Interlude_22

Posted in Interludes by colettesays on 15 octobre 2013

A : T’aimes les huîtres toi ?

B : J’ai une théorie selon laquelle, l’huitre apporte style et cool à la personne qui en mange.

A : Mais concrètement, tu aimes ça ?

B : Non. Mais j’y travaille sérieusement.

Flights of fancy_14 / Lost thought,

Posted in Flights of fancy by colettesays on 29 septembre 2013

I can’t be here and not here : being lovable and invisible.

Flights of fancy_13 / Tales of the city,

Posted in Flights of fancy by colettesays on 16 octobre 2012

Take the bus – Line 71 – to Haight & Ashbury.

Take a walk on Haight St./ smell of weed is everywhere. Think green – think about doing space cakes with Eli on Wednesday.

Have lunch at the Magnolia Pub & Brewery : cheddar burger + Loser beer + one press pot of Blue Bottle.

Get a poem at a corner of a street : « Pick a subject. Give your price. Have a poem ». Ask a poem about the poet himself. He’s name is Lynn.

Ride a bus – Haight & Ashbury to Castro : dangerous trip to get down of the hills – amazing view on SF.

Walk down on the 16th St. in Castro until the Adobe Book Shop : the place is quiet. People are kind. Find a children book of poetry and leave.

Take a Cable Car from Mission to Market St.

Meet a black man with his dog – a baby pittbull – take a picture of both of them then go back to the hotel.

Meet Eli later. Let her introduce me to her Compagny. Have some drinks with them at the Rye Cocktail Bar. Drink too much.

Back to the hotel. Have sex with Eli.

Wake up at 6 am. Have a bath in the pool of the hotel. Then take a shower before to meet Alice.

Rainy day. The rain is tough. It’s impossible to find a path between the drops – i’m wet. Sticky clothes and drowning thoughts.

China Town : fishes are big. People are small.

Breakfast at Mama’s in Little Italy. Take an old fashioned crumb + the buttermilk pancakes with strawberries and a latte. The food is fat but good. You have to pass by the kitchen to go to the bathrooms.

Rain again.

Buy an over-sized umbrella in a tiny touristic shop to a tiny chinese woman. 13 dollars. Comfort is priceless.

Cross the way of a gentle woman who says « Ladies you are beautiful. You look like in Vogue ! »

Create a cover of an AbFab song and sing it under the rain – sing out of tune :
« We are walking down the street ! People say « hello ! », they say we’re looking good… But we keep…. Walking down the street… »

Pop by the Beats Museum and the City Lights Bookstore – take the time and read some Beat poetry without buying anything.

Pop by The MoMa book store

Go shopping with Alice at Whole Food : everything looks good. Everything is organic. The prices too.

Rain stops.

Get back to the hotel. Have a relaxing bath and waiting for Eli.

Interlude_21

Posted in Interludes by colettesays on 16 octobre 2012

A : Bisous c’est familier. Je t’embrasse est plus courtois.

B : Je vois. Et tu dirais quoi à quelqu’un que tu veux baiser ?

A : Je t’embrasse.

Flights of fancy_12 / The Laughing Heart,

Posted in Flights of fancy by colettesays on 25 mai 2012

« your life is your life
don’t let it be clubbed into dank submission.
be on the watch.
there are ways out.
there is a light somewhere.
it may not be much light but
it beats the darkness.
be on the watch.
the gods will offer you chances.
know them.
take them.
you can’t beat death but
you can beat death in life, sometimes.
and the more often you learn to do it,
the more light there will be.
your life is your life.
know it while you have it.
you are marvelous
the gods wait to delight
in you ».

– Charles Bukowski –

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Flights of fancy_11 / Bambi theory,

Posted in Flights of fancy by colettesays on 30 janvier 2012

If you remove the « m » from Bambi, it suddenly sounds like « Baby ». And it’s there that lies all of the Bambi’s theory : Bambi is a baby who’s lost his m-om.

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Bambi,

Posted in Colette says by colettesays on 30 janvier 2012

L’autre soir alors que je m’affairais à nourrir mon journal visuel – sorte de tamagoshi à qui je donne mes inspirations et mes émois visuels en pâture – la honte vint à me dévorer en commençant par mes pieds.

Quelques jours auparavant, j’avais découvert cette jolie petite image de deux petits faons sous un arbre, et autant dire que la poésie de cette dernière méritait de se retrouver blog-poster ici bas.

Sitôt dit, sitôt fait.

Quand soudain, vint le moment crucial de la légende… Dans un élan irréfléchi, je décide de l’intituler « Meet me under the tree Bam… » mais crampe orthographique !

« Comment ça s’écrit déjà Bambi ? ».

Après « plusieurs » tests mnésiques infructeux : « bamby », « bambie », je décide de faire appel à un ami. Merci Google. Ce sera sans ce « y » qui lui donnerait des airs de Flamby ni ce « e » qui nous ferait douter de sa virilité. Bambi donc. Un mec. Un dur. Un vrai.

Toutes mes certitudes ébranlées, j’ai cliqué sur « publier » et je suis allée me coucher.

Diaporama,

Posted in Colette says by colettesays on 19 mai 2011

Une bouée de sauvetage flotte dans le fond bleuté d’une piscine vide.

Un lit aux absents, fait de draps blancs froissés, se noie sous la lumière délavée du petit matin.

Un mafioso en panama, lunettes noires et chemise hawaïenne porte une ardoise avec marqué dessus « i have a gun ». Il est dans un salon devant une peinture et un pot de fleur qui ne ressemblent à rien.

Un oiseau en plein vol rase un sol sablonneux. Le soleil à son zénith projette son ombre avec précision sur les grains de sable brûlants.

Deux vestes d’hommes dans un second-hand-shop sont suspendus à leurs cintres respectifs : elles sont seules sur leur tringle. Le tissu de la première veste est fait de motifs écossais vert foncé ; l’autre est en lin de couleur crème. La première a posé sa manche sur l’épaule de la seconde. Pas très loin d’elles, la robe verte d’une petite fille les regarde.

Quatres individus marchent en ligne au milieu d’une voie ferrée. Tous portent des masques vénitiens blancs et des tuniques blanches à manches longues qui s’arrêtent juste au-dessus de leurs genoux nus et écorchés. Autour d’eux, à perte de vue s’étend le béton. Sous un ciel laiteux annonçant la neige, ils marchent tous dans la même direction.

Un demi pamplemousse est posé sur une table contre un mur de cuisine. La couleur de sa pulpe tranche avec le blanc du carrelage.

Un chewing-gum bleu, craché sur le bitume, se colle au pneu d’une voiture qui vient de lui rouler dessus.

Un livre est ouvert sur une page qui dit « everything was beautiful and nothing hurt ».

Un tout petit singe se réchauffe contre un radiateur.

On voit Elvis Presley qui chante pendant un enregistrement en studio.

Un dessin dit que les meilleurs idées viennent habituellement aux pingouins sous l’eau.

Un panel de stimulants, tel que cocaïne, amphétamines, etc. est disposé sur une table en formica de couleur rouge orangé qui me rappelle celle de ma grand-mère.

Un article imprimé et découpé, dit « Look in on yourself (yourself est en italique) as an outsider. Standing outside your doorway watch yourself. Get perspective on your life and what you do, what are you doing ? Why ? and most importantly as you stand there in the doorway think about this, who’s watching you ? »

Interlude_20

Posted in Interludes by colettesays on 19 mai 2011

A : D’abord se voir.

B : Oui.

A : Après tu pourras partir.

B : Entendu. On se voit et puis je pars.

A : Ça me semble parfait comme rencontre.

Interlude_19

Posted in Interludes by colettesays on 10 mai 2011

A : Je crois que je vois mieux avec mes lunettes à l’envers.

B : … ah. Et tu vois mieux mes imperfections du coup ?

A : Non. Elles grossissent ta beauté.