Colette a dit "crève Harry"

Les araignées du soir,

Posted in Colette says by colettesays on 23 septembre 2009

À 18h, je me suis dit « c’est mort ». Voyant les heures passées et tous mes projets de soirée s’éloigner, je me suis résignée.

Depuis 10h du matin je suis devant mon ordi. Mon casque vissé sur les oreilles, je m’enfile cafésnoirsdégueux sur cafésnoirsdégueux – tout collé ça va plus vite à dire comme à boire. Depuis des nuits et des nuits, je ne dors pas. J’ai beau avoir les yeux qui piquent, ça ne suffit pas. Tous les soirs, j’attends d’être au bord de l’évanouissement pour me mettre au lit. Résultat ? Des gobelets vides qui s’entassent sur mon bureau du matin au soir. De temps à autre, en pleine réflexion j’en fais de petites montagnes de plastique. C’est moche mais c’est amusant…. ça désespère ma voisine. Je m’acharne pourtant et je continue de les descendre en faisant la grimace, intimement persuadée de finir par admettre que « la vie c’est comme une petite culotte sale : elle est pleine de merde » (ndlr grimaces).

À 20h, une montée d’optimisme s’est emparée de moi. Candide, un instant j’ai cru à la téléportation, au père noël et à l’illusion que je serais chez moi pour 21h.

De là, les heures m’ont filées entre les mains comme des savonnettes humides. L’agence s’est vidée et sans m’en rendre compte, il était déjà minuit. Une agence vide fait de drôles de gargouillis… Les « silences » inconnus ont un caractère terrifiant et cela faisait plus d’un an que je ne m’étais pas retrouvée seule, en pleine semaine, à faire des heures sup’… Les joies sans conteste d’être passée cadre.

En partant quelques heures plus tôt mon boss m’avait crié : « la clé est à l’accueil, n’oublies pas de fermer ! ». Alors, quand un regain de tension plus tard, je me suis retrouvée face à cette étrange conception du trousseau de clés, je me suis vraiment demandée si je ne rêvais pas toute éveillée.

* * *

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