Colette a dit "crève Harry"

Confessions intimes,

Posted in Colette says by colettesays on 9 octobre 2009

J’ai dit mon premier gros mot à l’âge de 6 ans.
C’était un « merde » spontané et assumé à la suite d’un homicide involontaire sur un mollusque.

Avant ce jour, j’étais plutôt une enfant adepte du « saperlipopette », mais de toute évidence un « merde » soulage bien plus. À partir de là, je n’ai pas arrêté de jurer. Ma marque de fabrique aujourd’hui est un « putaiiiiin » appuyé que je réserve à des occasions toutes particulières. Ceux qui le connaissent, voient très bien de quoi je parle. Plus généralement, je « putifie » tout ce qui passe. Tout est un « putain de truc » – que ce soit en bien ou en mal, ce terme est devenu LE décapant multi-usages de mon langage. Et si je laissais la nostalgie m’envahir, je crois que j’irais jusqu’à dire que c’est un peu la paire de chaussures défoncées que je ne pourrais jamais me résoudre à jeter.

Tout ça me rappelle les trois promesses que j’avais faite petite, à ma mère. Dans un ordre de priorité très personnel, il y avait en premier « ne jamais dire de gros mots » , ensuite « ne jamais mentir » et enfin « ne jamais fumer ». Sûre qu’à l’époque je croyais à toutes mes foutaises… Résultat ? Un sur trois – honorable – je ne fume pas. Par contre, je jure comme un charretier et je mens comme un arracheur de dents. Conclusion ? Les enfants aussi font des promesses qu’ils ne tiennent pas à leurs parents.

Dernièrement, on m’a rappelé une liste que j’avais faite étant gamine. Une de ces listes que l’on blinde de rêves et de projets tous plus fous les uns que les autres, généralement illustrés de dessins colorés aux contours baveux. Si je prends la peine de mentionner cette liste, c’est principalement pour ce que j’y avais noté : aucune promesse intenable, que des envies hors d’atteinte alors, mais désormais réalisables. Je recouvre doucement la mémoire et décide de lui donner tout son sens. Si « on est de son enfance comme on est d’un pays », alors je rentre chez moi.

Demain, je raye le premier tiret. Et je fais le grand saut.

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