Colette a dit "crève Harry"

Mondaine,

Posted in Colette says by colettesays on 24 janvier 2011

Je me glisse dans la peau d’un personnage. Je me donne le frisson.

Derrière le masque et le costume, les angoisses de l’imposture.

Une nuit comme une autre, une soirée qui cherche sa fin. Les nuits siamoises ne recèlent aucune surprise : l’errance s’achèvera au milieu d’une piste de danse. Les situations se répètent comme des refrains, et d’accords en fausses notes, les attentes disparaissent au gré des portes qui s’ouvrent et des barrières renversées.

Pas plus de deux minutes après m’être faite la réflexion que je devrais simplement rentrer me coucher, me voilà happée par la foule. Désormais en apnée au milieu d’un tunnel humain, je glisse entre les corps obstruants le passage avec l’habileté d’un animal de sang froid. J’avance le cerveau en veille ; l’air est ouaté, les lumière rougeâtres et les ombres caressantes. Lorsque soudain, un visage familier tel un verre d’eau froide en pleine gueule, me ramène à la réalité.

La familiarité s’accompagnant toujours de l’inconnu, j’ai le droit aux présentations. Ma connaissance feint l’euphorie, là où l’inconnu numéro 1 qui l’accompagne se contente de me saluer de la tête. C’est alors que l’inconnu numéro 2 fait erreur : « on se connait nan ?! Je suis sûr de t’avoir déjà vu ». Non.

Les surfaces sont des miroirs. Lorsque tu me regardes, que tu penses me reconnaitre, saches que ce n’est jamais moi, mais ton propre reflet que je te renvois. La vie mondaine a ses règles et ses dangers. Et j’ai retenu qu’on ne nage pas au milieu des requins sans miroir.

Je l’entends me dire que j’ai changé.

Je suis déjà loin.

Retour sur la 31,

Posted in Colette says by colettesays on 24 janvier 2011

Parfois je me plante. Je fais le mauvais choix.

Et faire le mauvais choix c’est parfois aussi con que de laisser passer un bus en se disant que l’on prendra le prochain. Ne surtout pas courir après, histoire de préserver toute l’élégance de sa nonchalance. Et finalement se retrouver à l’arrêt avec pour seule et unique compagnie,  l’attente.

Ce matin, sur la 31, l’attente est une inconnue au regard étrange : à l’oeil sombre et à la pupille dilatée.

Tandis que passent les minutes et pendant que j’attends ce bus qui est passé et qui ne repasse pas, la vie continue et les choses avancent sans moi. Sur mes épaules, la frustration naissante de l’homme qui tombe à pic – une sensation de différé en plus.

En amour c’est pareil. Ne jamais hésiter à prendre un bus qui est là, quitte à courir un peu pour le rattraper. À ce sujet, comme je le disais, je n’ai pas toujours fait les bons choix. Et je constate aujourd’hui que les occasions manquées n’ont rien de manques-à-gagner.

10 heures 13 minutes. C’est indéniable, je suis en retard.

J’attends maintenant depuis plus de 20 minutes cette occasion qui ne se pointe pas. Il fait froid. Et je trouve qu’il y a une triste poésie à nommer une occasion, un bus qui n’arrive pas.

Flights of fancy_10 / Frozen yoghurt,

Posted in Flights of fancy by colettesays on 24 janvier 2011

I love stroking refrigerator doors. Their surfaces, soft and cold with no ruggedness.

What pleases me about fridges, I don’t like it about people. That flat seamless milky perfection that makes good people, good people.

Flights of fancy_09 / Queen of swords, keen of chords : spleen of Lords,

Posted in Flights of fancy by colettesays on 5 janvier 2011

She always searched for her shadow on the walls.

Her reflection in the mirrors didn’t matter.